Homélie du 4ème Dimanche du Carême 2020

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Newsletter - 20 Mai 2016 

Bonjour Visiteur,

Ci-dessous L'Homélie du 4ème Dimanche du Carême 2020

Homélie du 4ème Dimanche du Carême 2020

Homélie du 4ème Dimanche du Carême 2020

1ère Lect : I Samuel 16, 1.6-7.10-13a

Psaume 23 (22)

2ème lect : Éphésiens 5, 8-14

Evangile : Jean 9,1-41

Frères et sœurs dans le Christ,

C’est dans cet état de confinement que Dieu vient nous rejoindre. Nous pouvons découvrir son vrai visage, sa vraie lumière. Le Corona Virus nous rappelle notre fragilité, nous ne sommes que des petites choses, nous ne pouvons pas tout contrôler. La messe dominicale est annulée. C’est donc une occasion de réapprendre à prier chez soi. Afin de nous encourager et soutenir ceux qui en ont besoin. Comme nous ne pouvons recevoir l’Eucharistie en ce temps, rappelons-nous  toutefois ce que saint Jérôme nous disait au dimanche de la Parole, en janvier dernier : « Le Corps du Christ c’est aussi l’Écriture » ou « Le pain du Christ et sa chair sont la Parole de Dieu ». Je vous conseille donc de lire  lentement les textes de la Bible mentionnés ci-haut  en ce  dimanche et le Seigneur viendra à vous et vous comblera de sa vie en abondance.

La Parole de Dieu qui nous est proposée en ce dimanche veut nous aider à voir les personnes et les événements avec le regard de Dieu. La première lecture tirée du livre de Samuel, nous parle de la succession du roi Saül qui n'avait pas bien agi pour son peuple. Pour lui succéder, Dieu choisit David, celui auquel personne ne pensait. Dieu ne voit pas comme nous. II se sert des petits et des humbles pour réaliser des grandes choses. A travers ce message, Dieu voudrait nous apprendre à avoir le même regard que lui.

Dans la deuxième lecture, l'auteur de la lettre aux Éphésiens nous parle de la lumière spirituelle. S’adressant aux chrétiens d’Éphèse, il leur dit : « Autrefois, vous étiez ténèbres. Maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumières. Voilà un message très important qui rejoint l’Évangile de ce jour. Il ne suffit pas de recevoir la lumière; il faut devenir lumière. Rappelons-nous les paroles de Jésus à ses disciples : « Vous êtes la Lumière du monde » (Matthieu 5,14). Pour nous chrétiens, chrétiennes, il ne suffit pas d’accueillir la Lumière dans notre vie ; il nous faut aussi la manifester par notre comportement. C’est ce que nous recommande Jésus dans la 2ème lecture : « Vivez en enfants de Lumière, or la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité. » (v.9) Et c'est bien vrai! Pensons, en ce moment où toute la planète est affectée par le Corona Virus, à tout le personnel de santé, à toutes ces personnes qui s'occupent des malades dans leur famille ou ailleurs... elles sont comme "un rayon de lumière"... elles sont pleines de patience, de bonté envers les malades... et cette lumière, elle leur vient de Jésus, de son amour car il veut nous associer tous et toutes à sa victoire sur la mort et le péché.

L’évangile de ce dimanche nous invite également à voir les choses comme Dieu les voit. Aux yeux de tous, ce pauvre aveugle de naissance était puni à cause de ses péchés.  Dans ce temps-là, on croyait que Dieu punissait l’homme en fonction de sa faute. De nombreux  chrétiens  et chrétiennes continuent à le penser mais c’est faux! On dit: "qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu au Ciel pour que cette épreuve, cette maladie m'arrive ?" Rappelons-nous que Dieu n’est pas l'auteur des malheurs qui nous arrivent. Il ne passe pas son temps à espionner nos faiblesses pour mieux nous punir. Il n’inflige pas le mal à ses enfants. Jésus est très clair sur ce point. «Les disciples de Jésus demandent : « Maître, cet homme est aveugle depuis sa naissance. Donc, qui a péché, lui ou ses parents ? » Jésus répond : « Ni lui ni ses parents. Mais puisqu'il est aveugle, on va reconnaître clairement que Dieu agit pour lui. » (vv 2-3)

L’Évangile nous dit également que Dieu n’est pas indifférent aux drames et aux maladies qui s’abattent sur les humains. Il vient à notre secours pour nous sauver. Il continue à venir pour nous apporter la véritable libération. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui s’égarent sur des chemins de perdition. Beaucoup se détournent du vrai Dieu pour s’attacher à l’argent, aux richesses et aux petits bonheurs qui ne peuvent pas vraiment nous combler. C’est de cet aveuglement que Jésus veut nous guérir. Comme pour le mendiant dont nous parle l’Évangile, le véritable salut ne peut se trouver que dans une vraie rencontre avec Jésus.

Face à ce mendiant sauvé, nous voyons des pharisiens qui s’enfoncent dans leur aveuglement. Ils restent indifférents à sa joie et finissent par le chasser (v.34). Leur cœur est dur, leur justice sans amour. Jésus voudrait les inviter à faire un chemin de foi. Mais ils restent enfermés dans leurs certitudes. Le Christ est là pour nous apprendre à tendre la main à celui-là, à celle qui en a besoin. Il veut surtout nous aider à prendre conscience des merveilles de Dieu dans le monde d’aujourd’hui. C’est vrai que notre monde reste très marqué par l’incroyance, l’indifférence et toutes sortes de malheurs. Mais le Seigneur continue à nous rejoindre au cœur de nos vies. Rien ne doit nous empêcher de rendre compte de l’espérance qu’il met en nous (I Pierre 3,15).

Vivre le Carême c’est revenir vers le Seigneur et accueillir la Lumière qui vient de lui. Cette lumière c’est celle de la foi, qui dit toujours «grandir» en nous.  Grâce à cette lumière, nous apprendrons à voir les personnes et les événements, la maladie, qui atteint tant de personnes en ce temps, avec le regard de Dieu. Comme l’aveugle guéri, nous deviendrons des témoins du Christ. Et nous pourrons proclamer ensemble notre foi avec joie et fierté : « Je crois, Seigneur, tu es source de vie. » Puisque nous ne pouvons vivre l’Eucharistie, relisons, lentement, le texte de l’Évangile de ce dimanche (Jn 9,1-41).

Père Gauthier




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